Réflexologie et deuil : ce que j’ai vécu auprès de mon père
Par Sophie Bordes-Meunier · Mis à jour le · 5 min de lecture

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Pendant un deuil, la réflexologie peut offrir un moment de détente à un corps éprouvé par la perte. C’est ce que j’ai vécu en 2020, quand j’ai accompagné mon père après le décès de ma mère.
J’ai longtemps hésité à écrire sur ce sujet, parce qu’il est très personnel. Je le fais pour toutes les personnes qui ont perdu un être cher : je sais ce que cette souffrance représente.
Ce blog parle aussi d’autres façons de prendre soin de soi, à commencer par la méditation, que j’explique pour les débutants.
Quand le deuil pèse aussi sur le corps
Un deuil ne se vit pas seulement dans la tête. Chez mon père, il se voyait dans son sommeil, et dans une fatigue qui ne le quittait plus. On oublie de prendre soin de soi, parce que tout le reste passe avant.
Ma mère est décédée début janvier 2020, d’un cancer. Elle s’est battue quatre semaines avant de nous quitter.
Quand mon mari Sylvain et moi sommes arrivés chez mes parents, avant le décès de ma mère, mon père oubliait de prendre ses médicaments pour la tension. Il ne dormait presque plus. Il était épuisé, et submergé par la tristesse.
Pendant la préparation des obsèques, je l’ai aidé autant que je le pouvais. Et je dois avouer que la réflexologie combinée m’a beaucoup servi.
Ce que j’ai fait pour mon père
À l’époque, j’exerçais la réflexologie combinée, selon la méthode de Sonia Fischmann, que j’avais apprise à l’École internationale de réflexologie. « Combinée » parce qu’elle permet de travailler sur plusieurs zones du corps, et pas seulement sur les pieds : pour mon père, j’ai choisi les oreilles, le visage et les mains.
Les zones que j’ai travaillées
En réflexologie, on considère que chaque zone de la main, du visage ou de l’oreille correspond à une partie du corps. C’est la logique qu’on m’a enseignée.
J’ai surtout travaillé les zones associées au système nerveux, avec l’idée de l’aider à se détendre et à laisser partir les pensées qui l’empêchaient de dormir. J’ai aussi travaillé celles du système hormonal : chez lui, la tristesse s’accompagnait de sueurs froides.
Des séances rapprochées, puis des gestes à faire seul
Pendant mon séjour chez lui, je lui ai fait plusieurs séances rapprochées. Avant de repartir, je lui ai montré quelques points à stimuler lui-même, pour qu’il garde ce moment pour lui. Quatre mois plus tard, quand j’ai écrit la première version de cet article, il les faisait encore chaque jour.
Ce que mon père m’a dit
Je ne saurais pas dire ce qui revient à la réflexologie, à notre présence à ses côtés, ou au temps qui passe. Je vous rapporte donc ses mots, sans en tirer de règle.
Il m’a dit avoir pu se reposer dès la première nuit, puis avoir eu moins de pensées négatives et moins de cauchemars les nuits suivantes. Quelques mois plus tard, il disait passer des nuits paisibles et se sentir en forme. Ce que je sais, c’est que ces séances étaient des moments où il pouvait souffler.
Être entouré, et se faire aider
Dans un deuil, être bien entouré compte énormément. Mon père n’était pas seul : Sylvain a passé beaucoup de temps à l’écouter, pour qu’il puisse exprimer sa tristesse à son rythme.
De mon côté, j’ai pu compter sur Sylvain, sur mes amis, et sur une amie énergéticienne qui m’a fait des soins à distance. Sans eux, je pense que cette période aurait été bien plus difficile.
Mon père n’a pas ressenti le besoin d’une autre aide que la nôtre. Chacun vit son deuil différemment, et il n’y a aucune honte à se faire accompagner.
Nos animaux face à notre deuil
En communication animale, il arrive qu’un animal me parle de la peine de son humain, avec beaucoup de délicatesse.
Cas concret
Lola, la chienne qui ne reprochait rien à sa maîtresse
Lola est une chienne d’une dizaine d’années. Sa maîtresse, Annie, avait perdu son mari quelque temps avant la séance, et elle se sentait coupable vis-à-vis de Lola.
Lola m’a transmis qu’elle n’en voulait pas du tout à Annie : pour elle, ce qui avait été fait était le mieux possible. La savoir coupable lui brisait le cœur.
Elle m’a montré le cœur de sa maîtresse, « cassé », qui se réparait peu à peu grâce à l’amour de ses proches. Annie m’a répondu : « C’est ça. » À la fin de la séance, Lola m’a transmis ces mots : « on a toutes les deux un gros trou dans le cœur, et on le comble avec notre famille ».
Les prénoms ont été changés.
Quand c’est un animal que l’on a perdu, le deuil a aussi sa place, et il touche parfois les animaux qui restent : j’en parle dans le deuil d’un animal, pour vous et pour ceux qui restent.
Prendre un moment pour soi pendant un deuil
Ce que la réflexologie a apporté à mon père, c’est d’abord un temps où quelqu’un prenait soin de lui. Ce temps-là, on peut aussi se l’offrir autrement, par un geste simple.
Essayez chez vous5 minutes
Masser doucement vos mains
- Asseyez-vous dans un endroit calme, une boisson chaude à portée de main si vous le souhaitez.
- Prenez une main dans l’autre, et pressez doucement la paume avec votre pouce, en petits cercles.
- Faites glisser votre pouce le long de chaque doigt, de la base jusqu’au bout.
- Respirez lentement pendant ce temps, sans chercher à penser à autre chose.
- Changez de main, puis restez un instant les deux mains posées sur vos cuisses.
Gardez-le pour les jours où tout pèse un peu plus.
Si vous voulez en savoir plus sur la réflexologie, je réponds aux idées reçues sur la réflexologie. L’oreille, que j’ai travaillée chez mon père, a aussi sa propre méthode : la réflexologie auriculaire.
Mes prochains articles peuvent aussi vous arriver par e-mail, si vous le souhaitez.
Ce que je propose aujourd’hui
La réflexologie appartient à mon passé de praticienne. Mes séances pour les humains sont désormais des soins quantiques, en visio. Certaines personnes s’en offrent un dans une période difficile, comme une pause. Il n’efface pas la peine. Il peut en revanche vous offrir un moment de calme, en complément d’un éventuel suivi.
Le déroulé d’une séance est décrit sur ma page de soins énergétiques pour les humains.
Ce que ces moments pour soi ne remplacent pas
Questions fréquentes
La réflexologie peut-elle aider pendant un deuil ?
Pour moi, elle peut offrir un moment de détente et d’attention au corps, à une période où l’on dort mal et où l’on s’oublie. Elle n’enlève rien à la peine.
C’est quoi, un massage d’accompagnement au deuil ?
J’entends par là un massage ou une séance de bien-être proposés à une personne endeuillée, pour lui offrir un temps de calme et de contact. C’est ce que j’ai fait pour mon père avec la réflexologie. Ces moments viennent à côté d’un suivi par un professionnel de santé quand il est nécessaire.
Quand faut-il consulter après un deuil ?
Votre médecin est à voir si, au fil des semaines, le sommeil ou l’appétit ne reviennent pas, ou si vous n’arrivez plus à faire face au quotidien. Un moment pour soi, comme une séance de réflexologie ou un soin énergétique, peut vous aider en complément.
Pratiquez-vous encore la réflexologie ?
Non. La réflexologie, je l’ai exercée à mes débuts, et c’est avec elle que j’ai accompagné mon père. Mes séances d’aujourd’hui sont des communications animales et des soins quantiques, menés à distance.

Sophie Bordes-Meunier
Communicatrice animalière et énergéticienne
Je pratique la communication animale depuis 2018 et les soins énergétiques depuis 2020. Je travaille à distance, depuis Tallinn, en Estonie.
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