Douleurs neuropathiques et réflexologie plantaire : mon expérience de réflexologue
Par Sophie Bordes-Meunier · Mis à jour le · 5 min de lecture

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Avant de devenir communicatrice animalière, j’ai été réflexologue. Parmi les personnes qui venaient me voir pour une séance de réflexologie, certaines vivaient avec des douleurs neuropathiques : des douleurs présentes jour et nuit, épuisantes, et dont on connaît souvent mal le nom.
Ces douleurs, je les connais aussi. J’ai une hernie discale qui ne peut pas être opérée, et c’est surtout elle qui m’a donné des douleurs neuropathiques : je ressentais comme des coups de poignard dans les lombaires, et comme de l’électricité dans la jambe, jusqu’au pied. Tout le bas de mon dos était chaud au toucher. C’était très douloureux, et certains jours, les médicaments prescrits par mon médecin ne suffisaient pas.
J’ai écrit ce texte une première fois en 2020. Je le reprends pour vous raconter le lien entre douleurs neuropathiques et réflexologie tel que je l’ai vécu : comment je travaillais, séance après séance.
Une douleur qui vient des nerfs
Ces douleurs naissent dans le système nerveux lui-même. Le Vidal, la référence des médicaments en France, les relie à un mauvais fonctionnement des nerfs, de la moelle épinière ou du cerveau. Les nerfs envoient alors de mauvaises informations, et la douleur s’installe.
Dans mon article de 2020, je prenais l’exemple du canal carpien. Au poignet, un nerf est comprimé et le message nerveux passe mal jusqu’aux doigts : la douleur vient d’un nerf, on parle de douleur périphérique. Après un accident vasculaire cérébral (AVC) ou un traumatisme de la moelle épinière, la douleur part du cerveau ou de la moelle : c’est une douleur centrale.
Ce que l’on ressent
Ces douleurs ne ressemblent pas à celles d’un muscle froissé. On les décrit souvent comme des brûlures ou des chocs électriques, parfois comme une sensation de coup de soleil sur la zone douloureuse. La peau peut aussi devenir sensible au chaud ou au froid.
Elles sont souvent plus vives la nuit. Quand on a mal tout le temps, même en dormant, on finit épuisé, et la fatigue rend la douleur encore plus difficile à vivre. C’est ce stress et cette fatigue que j’avais à cœur d’accompagner en séance.
Le Vidal cite plusieurs causes possibles, dont un nerf comprimé ou abîmé, le zona, le diabète ou certains médicaments. Les douleurs des articulations, elles, ont d’autres origines : j’en parle dans que faire pendant une crise d’arthrose.
Comment je travaillais en séance
J’ai été formée à la méthode Sonia Fischmann, celle de l’École internationale de réflexologie (EIR). Je pratiquais la réflexologie combinée : selon la personne, je travaillais les pieds, les mains, le visage ou les oreilles. J’explique ce qu’est la réflexologie combinée dans un article à part. Pendant ma formation, j’ai aussi accompagné une voisine qui vivait avec de l’asthme : je le raconte dans mon article sur l’asthme.
Tout commençait par un échange
Avant de toucher un pied, je prenais le temps d’écouter ce que la personne venait chercher. Nous parlions ensuite de ses antécédents et de ses traitements, et je vérifiais qu’elle était bien suivie par son médecin. Avec la méthode Sonia Fischmann, il n’existe pas de soin type : c’est cet échange qui me permettait de construire sa séance.
Pendant la séance
Je stimulais les zones réflexes choisies, en m’assurant régulièrement que la personne était bien installée. À la fin, je lui montrais quelques gestes à faire elle-même, pour prolonger le soin chez elle entre deux rendez-vous.
Et pour les pieds ?
Plusieurs d’entre vous arrivent ici en cherchant la réflexologie plantaire quand on souffre d’une neuropathie. En cas de douleur au pied ou de forte sensibilité due aux douleurs neuropathiques, je ne touchais pas la zone : je passais aux mains.
Pour une personne diabétique, seul un professionnel de santé, comme un podologue, un médecin ou une infirmière, peut toucher les pieds.
Un exemple : un homme qui souffrait d’une hernie discale
Dans la première version de cet article, je racontais l’accompagnement d’un homme venu me voir pour une hernie discale dans le bas du dos. Il était suivi par son médecin, son ostéopathe et son kinésithérapeute. Il traversait une période de stress, ses douleurs étaient plus vives, et il se réveillait la nuit à cause de sa sciatique. Il cherchait de l’aide pour mieux vivre avec ses douleurs.
Je lui ai proposé trois séances rapprochées, sur trois semaines.
- La première séance : j’ai travaillé les zones réflexes liées aux muscles et aux articulations, toute la colonne et surtout le bas du dos, puis les bras et les jambes, pour que son corps se relâche. J’y ai ajouté les zones liées au système nerveux et au sommeil.
- La deuxième et la troisième séance : j’ai gardé ce travail, et j’ai ajouté les zones liées au stress, que la douleur entretenait, et celles liées à sa fatigue.
Au bout des trois séances, il m’a dit se sentir en meilleure forme et plus reposé. Nous avons continué avec une séance par mois pendant trois mois, puis une par trimestre. Pour quelqu’un d’autre, la séance aurait été construite tout autrement.
Et aujourd’hui ?
J’ai pris beaucoup de plaisir à pratiquer la réflexologie, et à l’enseigner. C’est une belle technique, que j’ai arrêtée en 2020, avec l’arrivée du Covid, quand je suis devenue communicatrice animalière.
Aux humains, je propose aujourd’hui le soin quantique, en visio : vous restez chez vous, installé confortablement, et je travaille à distance. Pour une personne qui vit avec une douleur de tous les jours, c’est un moment pour souffler, en plus de son traitement. Le déroulé d’une séance est décrit sur ma page de soin énergétique. Et pour vous offrir un peu de calme entre deux séances, je partage aussi mes conseils pour commencer à méditer.
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Ce que je ne fais pas
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une douleur neuropathique ?
C’est une douleur qui vient du système nerveux lui-même : d’un nerf (douleur périphérique), ou de la moelle épinière et du cerveau (douleur centrale). Elle se manifeste souvent par des brûlures ou des sensations de choc électrique.
Comment se passait une séance de réflexologie pour des douleurs neuropathiques ?
Elle commençait par un long échange sur ce que la personne vivait et sur son suivi médical. Je construisais ensuite sa séance, je travaillais les zones choisies, et elle repartait avec quelques gestes à refaire chez elle.
Peut-on faire de la réflexologie plantaire avec une neuropathie ?
En cas de douleur au pied ou de forte sensibilité due aux douleurs neuropathiques, je ne touchais pas la zone : je passais aux mains. Pour une personne diabétique, seul un professionnel de santé, par exemple un podologue, un médecin ou une infirmière, peut toucher les pieds.
Combien de séances de réflexologie fallait-il ?
Il n’y avait pas de programme type. À l’homme dont je parle dans l’article, j’avais proposé trois séances sur trois semaines, puis une par mois pendant trois mois, puis une par trimestre.

Sophie Bordes-Meunier
Communicatrice animalière et énergéticienne
Je pratique la communication animale depuis 2018 et les soins énergétiques depuis 2020. Je travaille à distance, depuis Tallinn, en Estonie.
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