Burn-out, bore-out, brown-out : quelles différences, et comment s’en sortir ?
Par Sophie Bordes-Meunier · Mis à jour le · 5 min de lecture

Sommaire
Burn-out, bore-out et brown-out sont trois façons de mal vivre son travail. Dans le burn-out, on s’épuise sous un stress professionnel qui dure ; dans le bore-out, on souffre de l’ennui ; dans le brown-out, on ne voit plus le sens de ce que l’on fait.
J’ai écrit la première version de cet article en 2019, quand j’étais réflexologue. Tout le monde connaissait le burn-out, beaucoup moins ses deux cousins, qui se cachent parfois derrière une simple « baisse de moral ». Pour souffler au quotidien, je donne aussi mes conseils pour débuter la méditation.
Le burn-out : l’épuisement sous un stress qui dure
« Burn-out » vient de l’anglais to burn out, « se consumer ». C’est le plus connu des trois, et le seul qui ait une définition établie par les organismes de prévention.
Un point compte beaucoup : le repos du week-end ne suffit plus, on ne récupère pas. Un burn-out ne se règle pas avec de la bonne volonté. C’est votre médecin qui pose le diagnostic et décide de la suite.
Le bore-out, le contraire du burn-out ?
On présente souvent le bore-out comme le contraire du burn-out, et c’est vrai pour sa cause. Le mot vient de l’anglais boredom, « l’ennui » : ici, on souffre de manquer d’activité, de se sentir inutile, sous-employé au regard de ce que l’on sait faire.
Le bore-out n’a pas de définition arrêtée, rappelle le cabinet d’avocats CMS Francis Lefebvre. Il cite pourtant une décision de la cour d’appel de Paris, du 2 juin 2020 : l’ennui d’un salarié laissé sans réelle activité par son employeur peut caractériser un harcèlement moral, quand il a dégradé sa santé.
Pour moi, c’est le plus discret des trois : on n’a pas l’air débordé, alors on n’ose pas en parler.
Le brown-out : quand le travail perd son sens
Le brown-out, c’est le petit nouveau des trois ! En anglais, le mot désigne une baisse de tension sur le réseau électrique : la lumière faiblit sans s’éteindre. Appliqué au travail, il décrit une baisse de régime liée à la perte de sens.
Le mot s’appuie sur une idée popularisée par l’anthropologue américain David Graeber. En 2013, il publie dans la revue Strike! un essai sur ces emplois que ceux qui les occupent jugent eux-mêmes inutiles, les « bullshit jobs », comme le raconte le magazine New Statesman.
Dans le brown-out, on continue de travailler, mais la motivation s’en va. Beaucoup pensent alors à se reconvertir.
Où en êtes-vous avec votre travail ?
Maintenant que les trois mots sont posés, prenez une minute pour faire le point. Cochez ce qui vous ressemble depuis quelques semaines.
Faites le point
Qu’est-ce qui vous pèse dans votre travail ?
Cochez ce que vous observez depuis quelque temps, puis affichez votre résultat.
Ces signes ne posent aucun diagnostic. Ils servent seulement à faire le point, et à oser en parler.
Votre résultat
Avant tout : un des signes cochés demande un avis professionnel. Voyez les repères juste en dessous.
Quand consulter
Consultez votre médecin si la fatigue ne passe plus avec le repos, si votre sommeil est perturbé depuis plusieurs semaines, ou si vous avez des idées noires.
Ces repères ne remplacent pas l’avis d’un professionnel.
Ce que nos animaux voient de notre fatigue
Dans mon métier de communicatrice animalière, il arrive que les animaux me parlent du rythme de leur humain, et qu’ils s’en inquiètent. Ce n’est que ma vision, et je vous la partage comme telle.
Cas concret
Pistache, la chienne qui trouvait sa maîtresse « comme une pile »
Pistache est une petite chienne âgée, très attachée à Nadine. La séance portait surtout sur sa vieillesse et ses petits plaisirs, comme les légumes.
Au fil de la séance, Pistache m’a parlé de sa maîtresse. Elle la trouvait belle, pleine d’énergie, « à fond les ballons », mais « comme une pile ». Elle m’a transmis une image très parlante : à force de cravacher un cheval, il finit par ne plus avancer, et Nadine se donnait des coups de cravache « en étant son propre cheval ».
Pistache aurait aimé qu’elle lève le pied, et même qu’elles partent ensemble marcher dans le sable, au bord de la mer. Nadine a reconnu qu’elle n’avait pas pris de vacances depuis trop longtemps, et elle a décidé de s’accorder un temps de repos.
Les prénoms ont été changés.
Une jeune chatte m’a transmis un message dans le même esprit, pour sa maîtresse qui travaillait énormément depuis plusieurs mois. En comparant avec le rythme des chats, qui dorment beaucoup et sont efficaces une fois réveillés, elle l’invitait à privilégier la qualité du travail plutôt que la quantité. Sa maîtresse m’a confirmé qu’elle était très fatiguée, et qu’elle commençait à lever le pied.
Comment s’en sortir ?
Trois choses aident : vous faire accompagner, retrouver du repos, et, pour le brown-out, réfléchir au sens de votre travail.
Vous faire accompagner
Pour un burn-out comme pour un bore-out, le médecin traitant est la porte d’entrée : il fait le point sur votre état, et peut vous orienter vers un psychologue ou le médecin du travail. Un soin énergétique peut vous aider en complément, comme un temps pour souffler.
Retrouver des temps de repos
Le repos seul ne règle pas un burn-out, mais il compte. Certaines personnes s’accordent une micro-sieste en début d’après-midi, d’autres revoient leurs soirées pour protéger leurs nuits : j’en parle dans un article sur le sommeil.
Essayez chez vous10 minutes
Dix minutes sans écran en fin de journée
- En rentrant du travail, ou en fermant votre ordinateur, posez votre téléphone dans une autre pièce.
- Asseyez-vous près d’une fenêtre, ou sortez faire quelques pas dehors.
- Respirez lentement et laissez venir ce qui vous a pesé dans la journée, sans chercher de solution.
- Notez sur un papier une seule chose qui vous a fait du bien aujourd’hui, même minuscule.
- Reprenez votre soirée, et refaites ce petit sas demain.
Retrouver du sens, pour le brown-out
Le brown-out appelle surtout une réflexion sur ce qui compte pour vous dans votre travail. En parler avec un professionnel de l’orientation, ou faire un bilan de compétences, peut aider à y voir plus clair.
Et le soin énergétique ?
En 2019, je présentais la réflexologie comme un accompagnement possible, toujours en lien avec le corps médical. Aujourd’hui, je ne la pratique plus : pour les humains, je propose des soins quantiques, une forme de soin énergétique que je réalise en visio.
Un soin ne soigne pas un burn-out. Il peut offrir un moment de pause, à côté du suivi de votre médecin et, s’il y a lieu, de votre psychologue. Si vous voulez en savoir plus, voici le déroulé d’un soin quantique avec moi.
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Ce que cet article ne remplace pas
Questions fréquentes
Quelle différence entre burn-out, bore-out et brown-out ?
On parle de burn-out quand un stress professionnel qui dure finit par vider la personne, de bore-out quand la souffrance vient de l’ennui et du manque d’activité, de brown-out quand le travail a perdu son sens. Seul le premier a une définition établie par les organismes de prévention.
Quel est le contraire du burn-out ?
On présente souvent le bore-out comme le contraire du burn-out : on souffre de l’ennui et du manque d’activité plutôt que de l’excès de travail. Les causes s’opposent, mais dans les deux cas, on finit par s’épuiser.
Comment savoir si je fais un burn-out ?
Seul un médecin peut le dire. Si vous êtes épuisé même après le week-end ou les vacances, si vous dormez mal ou si vous ne supportez plus votre travail depuis plusieurs semaines, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant.
Le brown-out peut-il mener au burn-out ?
En séance, des personnes me disent qu’un travail sans sens leur pèse sur le moral, et finit par les fatiguer.
Un soin énergétique peut-il aider en cas de burn-out ?
Un burn-out se prend en charge d’abord avec votre médecin. Un soin énergétique peut vous aider à souffler, en complément de ce suivi.

Sophie Bordes-Meunier
Communicatrice animalière et énergéticienne
Je pratique la communication animale depuis 2018 et les soins énergétiques depuis 2020. Je travaille à distance, depuis Tallinn, en Estonie.
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