Devenir communicatrice animalière : mon parcours et ma vision du métier
Par Sophie Bordes-Meunier · Mis à jour le · 5 min de lecture

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Un week-end de formation, puis deux ans avant d’oser en faire mon métier : pour moi, devenir communicatrice animalière a pris du temps. Le métier s’apprend auprès d’une école ou d’une praticienne, puis il se construit en pratiquant, bien après la formation.
Si vous vous demandez d’abord en quoi il consiste, j’ai écrit un article pour définir la communication animale. Ici, je vous raconte mon parcours et ce que j’ai découvert en chemin.
Communicante, communicatrice ou traductrice animalière ?
Ce sont plusieurs noms pour le même métier. On dit aussi communicant ou interprète animalier.
Pour ma part, je préfère le mot de traductrice. Pendant une séance, j’entends ce que l’animal choisit de dire, et je vous le répète mot pour mot. À mes débuts, j’appelais d’ailleurs mes séances des « traductions animalières ».
Mon parcours de communicatrice animalière
J’ai commencé à communiquer avec les animaux à la fin de l’année 2017, d’abord avec mon propre chat, Iro. En mai 2018, je me suis formée le temps d’un week-end. J’ai alors fait mes premières séances pour d’autres personnes, à côté de mon cabinet de réflexologie.
Pourtant, j’ai attendu le premier confinement, au printemps 2020, pour me lancer complètement. Jusque-là, je n’assumais pas pleinement cette capacité.
Ce qui m’a décidée, c’est l’envie d’aider les animaux autant que les humains. Pendant le confinement, les animaux aussi ont souffert : on m’a parlé de chevaux restés au pré sans voir leur propriétaire, et de chats qui n’en pouvaient plus d’avoir les enfants à la maison toute la journée.
À la fin de l’année 2021, avec Sylvain, mon mari, nous avons ouvert ma formation en ligne.
Ce que fait vraiment une communicatrice animalière
Dans mes séances, je transmets ce que l’animal a envie de dire, et c’est souvent bien plus large que la question posée.
Beaucoup de gens imaginent que mon travail consiste à vérifier si les croquettes du chien lui conviennent, ou s’il est heureux. C’est une toute petite partie de ce que je fais. Les animaux que je rencontre vont plus loin, et me parlent volontiers de ce qu’ils pensent de leur humain.
Il arrive aussi qu’un animal me fasse sentir une gêne dans son corps : je vous dis alors où il la ressent.
Cas concret
Bruno, le chien qui trouvait drôle de tirer en laisse
Le maître de Bruno, un grand chien puissant et très gentil, avait une question précise : pourquoi tirait-il autant en laisse ?
Bruno m’a répondu qu’il trouvait ça drôle. Il était pressé de profiter à fond de sa balade, et il tenait à le préciser : « ce n’est pas pour t’embêter ». Son maître m’a confirmé qu’il tirait surtout au début, et qu’à la fin il marchait tranquillement à ses pieds.
Puis Bruno a parlé de son maître. Pour lui, son maître ne se faisait pas assez confiance, et il était là pour l’aider à vivre pleinement sa vie : plus qu’un maître, un « compagnon d’armes ». Son maître a répondu : « c’est ça ».
À la fin, son maître m’a dit qu’il s’attendait à une séance centrée sur son chien, et qu’elle avait surtout parlé de lui.
Les prénoms ont été changés.
Cela m’arrive très souvent. Les animaux me parlent beaucoup de leur humain : je crois que c’est ce qui leur tient le plus à cœur. D’autres communicants travaillent davantage sur le comportement ou sur le corps : chacun a sa façon de faire.
Je me souviens aussi d’un bélier, dont je parlais déjà dans la première version de cet article. Il avait été séparé un temps de sa compagne et de leur petite, puis il les avait retrouvées. Il m’a raconté combien leur absence l’avait stressé, et combien sa famille l’aidait aujourd’hui à s’ouvrir au monde. Sa gardienne a été très touchée de découvrir un animal aussi sensible.
Ce que le métier m’a appris sur les animaux
Qu’ils nous ressemblent bien plus qu’on ne le dit. Pour moi, seul notre corps est différent. Ils ont leurs pensées et leurs états d’âme, et ils choisissent, comme nous, de bien ou de mal faire.
Depuis l’enfance, j’entends dire que les animaux ne font pas la différence entre cinq minutes et une heure. Pour moi, c’est faux : d’après les animaux eux-mêmes, ils sentent très bien le temps qui passe. Ils ont simplement plus de facilité que nous à le laisser passer et à profiter du moment.
Ce qu’il faut pour devenir communicatrice animalière
Une formation pour poser les bases, puis de la pratique, beaucoup de pratique.
Apprendre à faire le silence en soi
Pour moi, tout commence par le calme : sans lui, je ne reçois rien. Cela se travaille très bien chez soi, avec son propre animal, par exemple avec un exercice pour vous connecter à votre animal.
Faire le tri dans ce que l’on reçoit
C’est ce qui m’a demandé le plus de travail. Quand on s’inquiète pour un animal, cette inquiétude peut se glisser dans ce que l’on croit recevoir. On apprend à la reconnaître en pratiquant, et en vérifiant ce que l’on reçoit auprès de son humain.
Trouver sa façon de travailler
Chaque communicante a la sienne. Moi, j’ai choisi le direct, en visio. J’avais demandé des communications en différé pour mon chat, et j’avais trouvé frustrant d’attendre un compte rendu. En direct, une question en amène une autre. J’imagine une table où la personne est assise avec son animal et moi : il s’exprime, et je répète ses mots.
Je fournis aussi l’enregistrement de la séance : la personne n’a rien à noter, et elle reste avec son animal.
Rester honnête
Une communicatrice animalière ne pose pas de diagnostic et ne promet rien. J’ai rassemblé les repères qui permettent de faire la différence dans communication animale : danger ou vraie aide ?.
Se former à la communication animale
Ma formation se suit entièrement en ligne, à votre rythme. J’y transmets ce que la pratique m’a appris depuis 2018. Tout le détail est sur la page de ma formation en communication animale.
Pour vous faire une idée avant de vous inscrire, le premier module est offert.
Ce qu’une communicatrice animalière ne fait pas
Questions fréquentes
Comment devenir communicatrice animalière ?
En vous formant, puis en pratiquant beaucoup, d’abord avec vos propres animaux et ceux de vos proches. Aucune formation n’est un diplôme d’État : elles sont proposées par des écoles et des praticiens privés. Ce qui compte ensuite, c’est la régularité de la pratique et l’honnêteté envers les personnes qui vous confient leur animal.
Communicante, communicatrice ou interprète animalière : quelle différence ?
Ce sont plusieurs noms pour le même métier. Pour ma part, je préfère dire traductrice animalière, parce que je vous répète ce que l’animal dit, avec ses mots à lui.
Faut-il un don pour devenir communicatrice animalière ?
D’après mon expérience, non : l’écoute des animaux se travaille, et je crois que tout le monde peut l’apprendre. Ce qui m’a pris du temps, c’est d’oser en parler et d’en faire mon métier.
Communicatrice animalière, est-ce un métier reconnu ?
À ma connaissance, ce n’est pas une profession réglementée en France, et aucune formation ne mène à un diplôme d’État. C’est pour cela qu’il vaut mieux choisir sa formation, et son praticien, avec soin.
Ils ont fait l’expérience
Note : 5 sur 5
Merci Sophie pour ta formation en communication animale tu as réussi à me transmettre ton énergie et ta motivation pour communiquer avec les animaux. Ton accompagnement, ta disponibilité, et ton amour pour les animaux font de toi une formatrice extraordinaire. Merci pour cette formation si qualitative Melyssandre

Sophie Bordes-Meunier
Communicatrice animalière et énergéticienne
Je pratique la communication animale depuis 2018 et les soins énergétiques depuis 2020. Je travaille à distance, depuis Tallinn, en Estonie.
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