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Communication animale

La communication animale est-elle un danger ? Mon avis de praticienne

Par Sophie Bordes-Meunier · Mis à jour le · 6 min de lecture

Communication animale danger : aquarelle de Sophie assise sur un banc de jardin, une baguette à la main, face à un chien et un chat qui la regardent d’un air dubitatif

Pour moi, la communication animale devient un danger quand elle prend la place du vétérinaire, ou quand elle promet ce qu’elle ne peut pas tenir. Pratiquée honnêtement, elle aide à comprendre ce que vit un animal. Ce n’est pas une solution miracle pour autant, et je préfère le dire franchement.

Je pratique depuis 2018, et je ne vais pas vous dire que les critiques ont tort sur tout. Si le sujet est nouveau pour vous, commencez par la définition de la communication animale et son fonctionnement. Ici, je regarde en face les reproches qu’on lui fait.

La communication animale est-elle dangereuse ?

La pratique en elle-même ne fait rien subir à l’animal : il n’a même pas besoin d’être présent. Les risques sont ailleurs, et les critiques les décrivent bien.

En avril 2026, le service de vérification de l’AFP, AFP Factuel, a longuement enquêté sur cette pratique. Christophe Hugnet, vétérinaire et conseiller national de l’Ordre des vétérinaires, y rappelle qu’il n’existe aucune preuve scientifique d’une capacité à communiquer avec les animaux par télépathie.

Je partage ces inquiétudes. Voici les dangers que je vois, et ce que j’en fais dans ma pratique.

Retarder les soins

C’est le plus grave. Un animal qui ne mange plus, qui boite ou qui n’est plus lui-même doit voir son vétérinaire, avant toute séance. Une séance peut ensuite vous éclairer sur ce qu’il ressent, en parallèle de son suivi, et je ne vous ferai jamais arrêter un traitement.

Promettre un résultat

Personne ne peut garantir qu’un chat cessera de griffer le canapé après une séance. Je vous explique plus bas pourquoi : l’animal a son mot à dire.

Profiter d’un moment de fragilité

Après la perte d’un animal, on est prêt à beaucoup pour l’entendre encore, et cette fragilité demande des précautions. Je communique avec des animaux décédés. Je préconise d’attendre environ trois semaines après le départ, parce que l’échange est alors plus clair des deux côtés, et je vous rapporte ses paroles sans rien y ajouter.

Les dépenses qui s’accumulent

La Miviludes signale le coût de certains stages et formations, et elle a raison d’en parler. Les séances qui s’enchaînent posent la même question. Une séance bien menée répond à ce que vous demandez, et je ne vous pousse pas à en réserver d’autres. Quant à ma formation, son prix est affiché sur sa page, avant toute inscription.

Ne retenir que ce qui nous arrange

Une psychologue sociale interrogée par l’AFP, Séverine Falkowicz, parle de biais de confirmation : on garde ce qui conforte ce que l’on croit, et on oublie le reste. Je trouve la remarque juste, et je vous invite à garder ce recul pendant une séance : ce qui ne vous parle pas compte autant que ce qui vous parle.

Pourquoi ce n’est pas une solution miracle

Parce que l’animal garde son instinct et son libre arbitre. Je fais passer des messages, je ne programme pas un comportement.

On me contacte parfois avec des demandes de ce genre : « Au secours, mon chien mange n’importe quoi, dites-lui d’arrêter ! » Ou encore : « Mon cheval ne veut plus travailler, il faut lui dire qu’il doit travailler. » Je comprends ces demandes. Mais une communication animale ressemble à une conversation entre deux personnes : exprimer un besoin à l’autre ne suffit pas pour qu’il s’exécute.

L’instinct, je ne peux pas aller contre. Le chien, par exemple, descend du loup, et chez beaucoup de chiens l’instinct de chasseur reste très développé. Je peux lui expliquer un interdit, je ne peux pas en faire un autre chien.

Cas concret

Sirius, le jeune chien qui avait croqué les poules

Sirius, un jeune chien recueilli dans la rue, attendait sa famille d’adoption chez une famille d’accueil. Juste avant la séance, laissé en liberté, il avait tué des poules. Il était puni, et la personne qui l’accueillait voulait que je lui fasse comprendre la gravité de son geste.

Avant de commencer, je l’ai prévenue : je peux expliquer, mais je n’ai pas de bouton on/off. Sirius m’a montré qu’il se voyait un peu comme un loup. D’après ce qu’il m’a fait sentir, il avait pris un grand plaisir à voir les poules essayer de s’envoler, sans aucune méchanceté, et il ne comprenait pas pourquoi on le punissait pour quelque chose d’aussi naturel pour lui.

Je lui ai transmis l’interdit. En fin de séance, il m’a fait savoir qu’il avait compris que les poules étaient défendues, sans vraiment comprendre pourquoi. Pour la suite, j’ai conseillé de lui chercher une famille active, qui le laisse courir en pleine nature. Entre ce qu’un animal comprend et ce qu’il met en application, il y a parfois un monde.

Une chose, au moins, s’est éclairée pour elle : il avait boudé sa gamelle le soir des poules, et elle comprenait maintenant pourquoi.

Les prénoms ont été changés.

J’explique tout cela dans une vidéo, que j’avais tournée pour la première version de cet article.

Ce qu’une communication animale peut apporter

Une médiation. Je transmets dans les deux sens, de l’animal vers vous et de vous vers lui, pour trouver un arrangement où chacun s’y retrouve.

Un jour, une personne m’a contactée parce que son cheval ne voulait plus travailler. J’ai d’abord demandé au cheval pourquoi. Il m’a fait comprendre qu’il n’aimait pas son éducateur, qui lui tapait dessus pour le féliciter au lieu de le caresser. Il voulait plus de douceur.

Son propriétaire avait alors deux options : ne rien changer, ou changer d’éducateur. Il a choisi la seconde, et le cheval s’est remis au travail. Tout est bien qui finit bien !

D’autres fois, le cheval n’a tout simplement pas envie de tourner dans un manège. Il m’arrive d’en entendre qui réclament une balade en forêt, du horse-ball ou du polo. C’est alors à leur humain de chercher un terrain d’entente.

Il m’arrive aussi de conclure qu’il faut d’abord voir le vétérinaire. Un chien surexcité, par exemple, a mis près d’une heure à se poser pendant notre communication, alors que, dans mes séances, un animal excité se pose en général en un quart d’heure. Je sentais son cœur battre très fort dans mon propre corps. J’ai conseillé à sa maîtresse un bilan chez son vétérinaire, avant de tout mettre sur le compte du comportement. Elle avait d’ailleurs la même intuition.

Le résultat, lui, ne dépend pas de moi. Il dépend de l’animal et de son humain.

Comment éviter les dérives ?

En gardant votre esprit critique, chez moi comme ailleurs. Quelques repères :

  • la santé passe d’abord par le vétérinaire, et une personne sérieuse vous y renvoie elle-même ;
  • aucun résultat ne vous est garanti, puisque l’animal décide aussi ;
  • le tarif est annoncé avant la séance ;
  • personne ne vous presse de réserver une autre séance, ni de payer une formation.

Prenez aussi le temps de lire ce qu’en disent les personnes qui ont déjà essayé : les avis de mes clients sont publics, et vous pouvez faire de même pour toute praticienne. Et pour arriver en séance avec des demandes réalistes, j’explique comment préparer ses questions pour une séance.

Si vous envisagez d’apprendre ce métier, je raconte comment on apprend ce métier, et ce qu’il exige d’honnêteté, dans devenir communicatrice animalière.

Ce que la communication animale ne remplace pas

Questions fréquentes

La communication animale est-elle dangereuse ?

Pour l’animal, la séance elle-même ne lui fait rien subir : il n’a même pas besoin d’être présent. Le danger vient de l’usage qu’on en fait, quand elle retarde une visite chez le vétérinaire ou qu’elle coûte bien plus qu’annoncé.

La communication animale est-elle reconnue scientifiquement ?

Non, elle n’est pas reconnue par la science. En séance, l’animal me donne des détails que je ne pouvais pas connaître, et son humain me les confirme : c’est à vous de juger si cela vous parle.

Une communication animale peut-elle faire changer le comportement de mon animal ?

Elle peut l’y aider, sans aucune garantie. Je transmets votre demande et je lui explique pourquoi elle compte, mais il garde son libre arbitre. Le résultat dépend de lui, et de ce que vous changez de votre côté.

Comment reconnaître une praticienne sérieuse en communication animale ?

Elle vous oriente vers le vétérinaire dès que la santé est en jeu et ne promet aucun résultat. Elle annonce son tarif à l’avance et ne vous pousse pas à multiplier les séances. Lire les avis de ses clients aide aussi à se faire une idée.

Ils ont fait l’expérience

mickael padernAvis Google, 9 mai 2020

Note : 5 sur 5

Un peu dubitatif au premier abord, mais ma soeur m'avait venté les mérites de l'expérience faite avec son chien. Résultat incroyable, pas évident d'expliquer ce qu'il se passe, encore plus pour les cartésiens, mais il y a bien un échange qui se fait, et permet d'apprendre sur soi et sur son animal de compagnie. expérience à tester même par curiosité. En plus, Sophie est vraiment tres bienveillante

Voir l’avis sur Google (mickael padern)

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Sophie Bordes-Meunier, communicatrice animalière et énergéticienne

Sophie Bordes-Meunier

Communicatrice animalière et énergéticienne

Je pratique la communication animale depuis 2018 et les soins énergétiques depuis 2020. Je travaille à distance, depuis Tallinn, en Estonie.

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Publié le · Mis à jour le

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