Paroles d’animaux · Épisode 1
Ma vie, mon troupeau : Olympe, une femelle alpaga, prend la parole
Par Sophie Bordes-Meunier · Mis à jour le · 4 min de lecture

Olympe, une femelle alpaga, a vécu une période très dure : la perte d’un être proche. Pour ouvrir la série, elle a choisi de raconter ce que son troupeau a fait pour elle.
La vidéo commence par notre bêtisier : il nous a fallu un moment, à Sylvain, mon mari, et à moi, pour arrêter de rire et lancer ce tout premier épisode ! Le message d’Olympe commence à 1 minute 32.
Ce qui suit est ce message, tel que je l’ai entendu grâce à la communication animale, une écoute silencieuse de l’animal et lu dans la vidéo, découpé pour la lecture. Les autres interviews sont réunies sur la page de la série, Paroles d’animaux.
« J’ai été longtemps triste »
Bonjour, je suis Olympe, une alpaga.
J’ai été longtemps triste, car j’ai vécu une période de ma vie très difficile. C’est très personnel et je souhaite garder ça pour moi. Tu comprends ?
J’ai plus envie de parler de ce que mon troupeau m’a apporté durant cette période. Je veux que les personnes comprennent qu’un alpaga a besoin de la force de son troupeau. Si je n’avais pas eu mes amies autour de moi, je pense que je ne serais pas aussi bien aujourd’hui.
Je me rends compte que j’ai encore du chemin à parcourir. On ne se remet pas comme ça de la perte d’un être proche.
« Mon troupeau m’a aidée »
Donc, comme je le dis, mon troupeau m’a aidée. Comment ? En étant autour de moi, peu après la perte. Je les ai senties absorber ma douleur, ma peine et mon désarroi. Elles m’ont transmis de l’amour en toute discrétion, pour ne pas m’envahir.
Tu sais, les alpagas sont délicats. Ils t’apportent leur aide de manière subtile. Un alpaga ne vient pas te coller ou te toucher si tu ne veux pas.
Je suis dans un troupeau de filles avec leurs bébés. Elles m’ont demandé de quoi j’avais besoin : j’ai dit de la présence et un soutien moral. Elles ont joué le jeu. Elles ont été là pour moi, sans m’étouffer. Elles m’ont laissée respirer, et reprendre mes esprits peu à peu.
Mes humains m’ont comprise
J’ai aussi pu compter sur mes humains, qui m’ont apporté tellement d’amour. Je peux dire que j’ai une relation tellement plus belle avec eux : nous nous comprenons bien mieux. Ils savent que mes amies sont importantes pour me reconstruire.
Grâce à leur compréhension, je suis plus calme intérieurement, et je profite des énergies bénéfiques de mon troupeau.
L’énergie du groupe
Tu sais, mes amies et moi avons une grande énergie, qui peut aider un membre bien particulier du groupe, et même d’autres animaux si nous le voulons. J’ai cette capacité grâce à l’effet de groupe. Si je suis seule, je ne peux pas le faire.
Mon groupe a travaillé en symbiose pour me remonter le moral. Je ferai la même chose pour une de mes copines si elle en a besoin. C’est ça, la vie en communauté chez nous : nous sommes là les unes pour les autres, dans le respect des besoins de chacune.
On aide s’il y a une demande précise. Vous, les humains, vous voulez aider sans demander l’avis de la personne concernée. Ça part d’un bon sentiment, et je trouve que ce n’est pas forcément correct.
« Je voulais qu’on me laisse pleurer »
Moi, j’avais besoin de repos, de sentir mes copines à côté, et je voulais qu’on me laisse pleurer. Elles ont respecté ma demande, et mes humains l’ont compris aussi. Ils étaient présents, m’ont laissée pleurer, et étaient là quand j’avais besoin d’eux.
Ils font partie de mon troupeau, et je les aime vraiment.
« Un alpaga seul est un alpaga malheureux »
Voilà ce que je veux partager. Quand on vit en troupeau, on est là pour se soutenir, et aussi pour passer de bons moments. On rigole beaucoup ensemble. Chacune s’investit dans la vie du groupe : on apporte notre personnalité, notre énergie. Nous sommes des êtres uniques, et pourtant nous ne faisons qu’une lorsque nous nous unissons pour le bien de l’une d’entre nous. Mon troupeau fait partie de moi autant que je fais partie de lui. Nous sommes indissociables !
J’espère que tu comprends maintenant pourquoi mon troupeau est si important pour moi, ou plutôt pour chaque alpaga.
Un alpaga seul est un alpaga malheureux. Il lui faut un groupe pour s’épanouir et évoluer.
Nous sommes interdépendants, même si nous sommes des personnalités uniques. Et c’est ça, la leçon à retenir. Je suis faite pour vivre avec mes amies, et je ne veux pas en être séparée.
Une cheffe juste avec chacune d’entre nous
Merci de prendre en considération que nous, les alpagas, sommes des animaux qui vivent en société. Mon groupe est hiérarchisé : j’ai une cheffe qui est juste avec chacune d’entre nous. Elle écoute nos demandes, et fait en sorte que nous ayons toutes notre place et que nous soyons respectées pour qui nous sommes, en tant qu’individus.
Maintenant, j’ai dit tout ce que je voulais. Je souhaite juste que mon message soit entendu par tout le monde. Merci de m’avoir écoutée.
Sincèrement, Olympe.
Ce que je retiens de l’interview d’Olympe
Olympe a été la première à me faire confiance pour ce projet, et elle l’a fait avec beaucoup de pudeur. Ce qui me reste de son message, c’est l’ordre des choses chez ses copines : d’abord demander, ensuite seulement aider. J’espère qu’il vous aidera à mieux comprendre les alpagas, et tous les animaux qui vivent en troupeau.
Elle n’est pas la seule à parler de ce qui l’a relevée : dans le dernier épisode de la série, Fuse parle de la personne qui l’a sauvée. Et si vous voulez savoir ce que votre propre animal a à vous dire, c’est tout l’objet d’une séance de communication animale.
Questions fréquentes
Pourquoi un alpaga a-t-il besoin de son troupeau, selon Olympe ?
D’après Olympe, le groupe lui donne une force qu’un alpaga n’a pas seul : ses copines ont absorbé sa peine et lui ont transmis de l’amour. Elle le résume ainsi : un alpaga seul est un alpaga malheureux. C’est son message, tel que je l’ai entendu en communication animale.
Comment les alpagas s’aident-ils entre eux, d’après Olympe ?
Avec délicatesse. Ses copines lui ont demandé de quoi elle avait besoin, puis elles sont restées près d’elle sans l’envahir, et l’ont laissée pleurer. Pour Olympe, on aide quand il y a une demande précise.
Un animal peut-il avoir de la peine après la perte d’un proche ?
D’après ce que les animaux me disent en séance, oui : Olympe raconte qu’elle a été longtemps triste, et qu’on ne se remet pas comme ça de la perte d’un être proche. Si votre animal change de comportement après un deuil, parlez-en à votre vétérinaire ; une communication animale ou un soin énergétique peut aussi l’aider, en complément.
Ils ont fait l’expérience
Note : 5 sur 5
Merci Sophie pour ce beau moment avec nos animaux 🙏 Des messages toujours justes et un moment partagé incroyable ! Encore merci et à bientôt !

Sophie Bordes-Meunier
Communicatrice animalière et énergéticienne
Je pratique la communication animale depuis 2018 et les soins énergétiques depuis 2020. Je travaille à distance, depuis Tallinn, en Estonie.
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