Paroles d’animaux · Épisode 13
Mon sport, ma vie : Hua Fang, cheval de course, raconte son quotidien
Par Sophie Bordes-Meunier · Mis à jour le · 3 min de lecture

Hua Fang est une trotteuse, une championne des champs de courses qui tient à rester anonyme. Dans ce treizième épisode, elle raconte sa vie de jument de course, et ce que le sport lui apporte.
La jument qui parle dans cet épisode est une grande star des champs de courses internationaux : elle a gagné de nombreuses courses. Elle souhaitait garder l’anonymat, et sa propriétaire aussi. Nous avons donc choisi ensemble un nom d’emprunt, Hua Fang, pour qu’elle puisse vous raconter son quotidien de trotteuse.
Ses mots, je les ai recueillis lors d’une communication animale, puis lus dans la vidéo. Pour découvrir les autres animaux, direction la page Paroles d’animaux.
« J’adore courir ! »
Je suis Hua Fang, une jument de course.
J’adore courir ! Je mets tout mon cœur dans chaque course. J’aime gagner et rendre fier mon entraîneur.
Tu sais, je fais en sorte d’avoir le bon geste. Je veux le mouvement parfait, le plus optimisé possible, pour être plus performante. Je sais que je suis quelqu’un de spécial. Il y a des personnes qui viennent me masser, me donner à manger, me brosser. Bref, on prend soin de moi. J’aime cette attention.
Tu sais, courir fait partie de ma vie, j’aime vraiment ça. Je suis conçue pour ça, c’est ma mission. Je donne du bonheur en courant : j’entends les gens qui applaudissent quand j’ai fini de courir, c’est grisant. Et quand je gagne, les gens sont contents, je ressens la joie, et je me dis que je contribue vraiment à leur bonheur.
« Un mental d’acier »
Les courses, c’est beaucoup d’entraînement, de temps consacré pour m’améliorer. Je suis très heureuse dans ma vie, je me considère comme une grande sportive. Ça m’a forgé un mental d’acier, et si j’ai mal quelque part, je continue de courir pour me dépasser et finir ma course. C’est important d’avoir un mental fort : plus on est fort, plus on est apte à gagner.
Dans ma bulle avant de partir
Quand je perds une course, je suis mal. Je me demande ce qui a foiré, et souvent, c’est dans ma tête : je ne me suis pas assez conditionnée. C’est important que je sois dans ma bulle avant de partir. Je laisse sortir la guerrière à l’intérieur, et je me sens forte, belle et tellement puissante. J’ai une seule envie, être la meilleure. C’est très gratifiant, car je fournis beaucoup d’efforts pour y arriver.
« Alors, merci »
Voilà ma vie de sportive : j’aime le dépassement de soi. Grâce à mon sport, j’ai confiance en moi et en les humains qui s’occupent de moi. J’ai beaucoup de gratitude pour tout ce qu’ils font pour moi. J’ai une vie épanouissante, et c’est grâce à eux.
Alors, merci.
Hua Fang.
Les chevaux de course, maltraités ou épanouis ?
On entend souvent dire que les chevaux de course sont maltraités, forcés de courir. Tous ceux avec qui j’ai communiqué jusqu’ici m’ont paru épanouis dans leur métier, car pour eux, c’en est un : ils s’entraînent tous les jours, ce sont des sportifs de haut niveau. Hua Fang parle de son entraîneur et des applaudissements avec la même joie.
Ce n’est pas un hasard : les propriétaires de chevaux de course avec qui j’échange savent repérer un cheval qui n’aime pas courir, et ils le retirent alors des courses. Je veux toutefois nuancer : ce sont mes clients, engagés dans le bien-être de leurs chevaux, et tous les propriétaires ne fonctionnent pas comme eux.
Une chose encore : quand elle dit courir même si elle a mal, c’est la championne qui parle.
Avant Hua Fang, Colline racontait sa vie de vache laitière. Après elle, c’est une chatte qui partage sa vie en colocation, dans l’épisode de Loona. Et si votre cheval fait du sport, en course ou ailleurs, vous pouvez savoir comment il le vit : prenez rendez-vous pour une communication animale.
Questions fréquentes
Un cheval de course aime-t-il courir ?
Pas tous. Hua Fang, elle, dit adorer ça et mettre tout son cœur dans chaque course, et les chevaux de course avec qui j’ai communiqué m’ont paru aimer leur métier. Mes clients savent reconnaître ceux qui n’aiment pas la course, et les en retirent ; tous les propriétaires ne font pas comme eux.
Un cheval de course ressent-il la pression ?
D’après Hua Fang, quand elle perd, elle se sent mal et se demande ce qui n’a pas marché. Elle pense que la réponse est souvent dans sa tête : elle ne s’est pas assez conditionnée. Avant de partir, elle a besoin d’être dans sa bulle.
Un cheval de course peut-il courir avec une douleur ?
Une douleur chez un cheval se montre au vétérinaire, même chez un athlète. Hua Fang dit continuer à courir quand elle a mal quelque part, pour se dépasser et finir sa course. Elle le dit avec fierté ; ce n’est en rien un modèle pour votre cheval.
Ils ont fait l’expérience
recommande
Une expérience extraordinaire ! Sophie m’a accompagné pour communiquer avec mon chien et mon cheval, j’ai pu échanger avec eux et mieux les comprendre. Les résultats ont été bluffant, du fond du cœur, merci 🫶🏻

Sophie Bordes-Meunier
Communicatrice animalière et énergéticienne
Je pratique la communication animale depuis 2018 et les soins énergétiques depuis 2020. Je travaille à distance, depuis Tallinn, en Estonie.
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